Étape 9 aujourd'hui : raccourcie à cause de la chaleur, mais pas un mètre de plat
Alerte rouge en Corrèze : l'étape de Malemort à Ussel passe de 185,5 à 155,5 kilomètres. Ce qui reste est un incessant montagnes russes à travers le Massif central avec le Suc au May comme juge de paix — et une bagarre pour l'échappée à ne pas manquer. Notre avant-papier de l'étape 9.
Trente kilomètres supprimés
La canicule qui frappe le peloton depuis la première semaine s'attaque désormais au parcours lui-même. La région autour du départ est aujourd'hui en alerte rouge, et l'organisation a donc décidé de supprimer la première partie de l'étape : non pas 185,5 mais 155,5 kilomètres, avec un départ de Malemort repoussé à 13h35. À l'arrivée à Ussel, le dénouement est attendu vers dix-huit heures moins le quart — par environ 34 degrés, deux degrés de moins qu'au départ. Petit détail aux grandes conséquences : les quatre ascensions répertoriées restent bel et bien au programme.
Le Suc au May en juge de paix
Rien n'est plat aujourd'hui : environ 3 000 mètres de dénivelé attendent en chemin, et l'arrivée à Ussel se situe plus de 400 mètres plus haut que le départ. Le rendez-vous principal est le Suc au May, dans les Monédières : 3,8 kilomètres à 7,7 %, tout juste assez raide pour disloquer l'échappée. Suivent ensuite la Côte de la Croix du Pey (4,8 km à 6 %) et, à 24 kilomètres de l'arrivée, la Mont Bessou, courte mais vicieuse — 900 mètres à 7,3 %, tout en haut du toit de la Corrèze. Qui s'y trouve en tête peut se mettre à rêver.

Qui va gagner ? Regardez l'échappée
Trop dur pour les sprinteurs, trop léger pour une bataille du classement général : c'est de loin la plus belle occasion d'échappée de la première semaine. Et un nom se détache. Mads Pedersen a reconnu cette étape avec Lidl-Trek et a déjà gagné exactement de cette manière à Foix — se glisser dedans, survivre sur les petites bosses, conclure. Avec le sprint intermédiaire après à peine vingt kilomètres, il a en plus une raison supplémentaire de s'y glisser.
Derrière, la liste est longue. Mathieu van der Poel obtient rarement une étape de Tour qui lui convient mieux, même s'il est encore à la recherche de ses meilleures jambes cette année. Ben Healy, Romain Grégoire, Magnus Cort, Dorian Godon et Quinn Simmons guettent tous une journée comme celle d'aujourd'hui, et avec Tom Pidcock et Jonas Abrahamsen, on ne sait jamais où ils vont surgir. Attendez-vous à une longue bagarre pour l'échappée — et avec cette chaleur, seuls ceux qui gèrent intelligemment leur effort survivront.
Et les favoris ? Ils comptent les jours jusqu'au repos
Entre les grands, on attend aujourd'hui une trêve. Le terrain est trop léger pour tenter Tadej Pogačar et trop difficile à contrôler pour une seule équipe, donc l'échappée obtiendra presque certainement de l'espace. Une certaine vigilance reste toutefois de mise : un jour comme celui-ci, un grimpeur dangereux comme Tiesj Benoot ou Matteo Jorgenson peut facilement se glisser dedans, et après le Tourmalet, Visma sait que chaque seconde compte.
Ensuite : le repos. Lundi, c'est la première journée de repos, et mardi — quatorze juillet — tout explose avec l'étape vers la station de ski du Lioran. La France, un jour férié et une étape vallonnée : cette recette, on la connaît.
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